Au début de cette nouvelle campagne électorale, le Cardinal André Vingt-Trois a réexprimé dans un long entretien au magazine « La Vie » la position de l’Église sur des sujets d’actualités. En voici quelques extraits :
Sur la laïcité : « La laïcité n’est pas une contrainte. Elle doit permettre à des gens qui ont des convictions différentes de vivre ensemble de façon paisible. La laïcité n’a pas pour but d’établir un no man’s land de la croyance, de telle sorte qu’elle n’existerait que là où il n’existerait plus de religions. (…) Nous devons être fermement attachés à une vision consensuelle de la laïcité, et ne pas céder à une pratique conflictuelle. »
Sur l’euthanasie et le mariage homosexuel : « L’euthanasie ou l’union homosexuelle entrent en choc frontal, pas seulement avec le magistère catholique,mais aussi avec une conception générale de l’existence humaine. Sur ces sujets, le magistère catholique fait valoir une longue tradition de sagesse. (…) Nous appelons nos contemporains à se poser les questions fondamentales pour leur avenir, et à réaliser que tout n’est pas bon pour l’homme et ne contribue pas au bien commun. »
Sur le vote : « Nous n’entrerons jamais dans une forme de prédétermination confessionnelle des votes. Les évêques de France ont établi un texte en vue des élections, qu’ils ont publié en octobre dernier. Ils y donnent les éléments nécessaires au discernement. Les électeurs sont responsables de leur vote en conscience. Par ailleurs ces projets (euthanasie et union homosexuelle) ne sont pas l’exclusivité du parti socialiste. D’autres partis sont concernés, chacun peut le voir. »
Sur la société : « En matière sociétale, ne sommes-nous pas dans une phase de régression sur beaucoup de sujets ? Prenons l’exemple du couple. Est-ce que nous n’étions pas arrivés à un véritable progrès, notamment grâce au christianisme, par rapport à ce qui se vivait dans des temps reculés ? N’est-il pas meilleur que les gens se marient librement plutôt que sous la contrainte ? La monogamie n’est-elle pas un progrès par rapport à la polygamie antique ? Or, la multiplication des divorces et l’éclatement des familles ne sont-ils pas une forme de polygamie qui ne dit pas son nom ? Ils nous ramènent pratiquement à des temps où l’éducation reposait sur la mère seule. On en connaît bien les conséquences malheureuses pour les enfants, mais on ne veut pas le reconnaître. »
Carnet paroissial :
Ont rejoint le Père, obsèques célébrées :
Juvénal MOSCA DE JESUS le 12 janvier
Jean DANCEL le 17 janvier
Agnès MILLET le 31 janvier,
Maria DA COSTA le 2 février.










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